Les réveils multiples et répétitifs de l’enfant apparaissent souvent en 2ème partie de la nuit et nécessite généralement l’intervention de parents. L’enfant appelle, pleure, crie et ne se calme qu’un fois consolé. Combien de temps cela peut durer? Dix minutes, 1 heure? Combien de fois dans la nuit? Même quand ces réveils disparaissent , les parents continuent à les redouter et croient toujours entendre ces pleurs au creux de la nuit. Véritable tsunami dans la vie familiale qui poussent parfois les parents à consulter.

Pour ma première participations aux Vendredis Intellos (viens la lire!), j’ai choisi un ouvrage qui me fait écho: Moi, la nuit, je fais pas dodo Lyliane Nemet-Pier. Cette période des réveils terrorisés de Zebulon nous l’avons connue. Réveils qui gangrènent notre vie familiale, qui fait chuter l’équilibre fragile de notre quatuor.

Nous avons demandé de l’aide. Non, on ne nous a pas livré de solutions miracles, clefs en main. Non, nous ne sommes pas reparti avec une potion magique à faire boire et hop au dodo. Nous avons tout d’abord trouvé une écoute. Un endroit où nous pouvions exprimer simplement notre désarroi mais aussi notre épuisement. Un épuisement physique et nerveux. Lors de l’entretien nous avons parlé de nous, le binôme fondateur, notre histoire personnelle (autant dire que de mon côté je venais avec un lourd dossier), notre vie professionnelle et le fonctionnement de notre vie familiale. On nous a observé dans nos rapports les uns vis à vis des autres. Comment nous réagissons les uns envers les autres. Chacun fut face à son rôle et sa place au sein du foyer.

Une fois tout trouble de santé chez Zebulon écarté, notre histoire fut au centre de toutes les attentions. Notre histoire à toi et moi Zebulon. Divers facteurs lors de la grossesse, ta naissance et mon histoire expliqueraient ta souffrance. Ton arrivée parmi nous alors que le ChefChronique était dans une situation professionnelle très difficile. Autant de facteurs déclenchants qui ont rendu difficile ce lien mère-enfant, parent-enfant. Tu te mettais en veille pour me rassurer, pour te rassurer. Tu avais peur d’être un enfant abandonné … tout comme moi … Tu es le 2ème de la fratrie, tout comme moi … Tu voulais grandir trop vite. À nous de te rassurer, à t’apprendre à lâcher prise car c’est à nous de gérer nos traumatismes d’enfant, mes traumatismes.
On nous a proposé un traitement homéopathique qui ne serait qu’une béquille au final. Nous devions trouver les ressources en nous pour que tu laisses tes peurs et que tu reprennes ta place de bébé. On nous a suggéré de te mettre en pyjama toute la journée, en grenouillère tu faisais plus « bébé » et inconsciemment nous (l’entourage) t’abordions plus doucement. Tu n’avais que 8 mois … Tu voulais marcher, nous ne devions pas t’encourager. Tu devais apprendre à ne pas brûler les étapes. Les soirées devaient être calmes, sereines, sans stimulations. Un long bain faisait partie de notre rituel du coucher. Lors de tes crises nocturnes, le ChefChronique devait lui seul intervenir, te calmer sans te sortir du lit et surtout nous devions te faire confiance et écouter tes pleurs … Autant de conseils qui étaient appropriés pour notre famille.

Ce qui m’a frappé? Je crois que j’ai trouvé en ce moment un instant de pause. Pause dans notre détresse. Parler de nos journées pour expliquer nos nuits. Parler de notre ressenti et de notre vécu pour mieux accompagner notre enfant. Les nuits sont tellement le reflet de nos angoisses intimes et inconscientes.

Zebulon n’était pas l’unique centre d’attention. Nous venions à quatre, quatre entités différentes qui doivent apprendre à vivre ensemble et qui doivent s’entraider. Les angoisses de notre petit était un signal d’alarme, lui qui était peut être le plus fragile …

À la fin de la consultation, nous sommes répartis avec la certitude que tout ira mieux. Mais il faudrait du temps et de l’engagement, se remettre en question et s’accorder dans la ligne à suivre. Nous avons appris à communiquer avec notre enfant et à le rassurer. Nous avons appris à nous faire confiance. Nous allions changer nos habitudes, rééquilibrer les forces, et nous recentrer malgré un entourage familial parfois hostile.

Une semaine plus tard, nos jours et nos nuits sont paisibles. Certes, tout ne c’est pas résolu en un instant. Il nous faudra encore un long chemin mais la voie était tracée. Pendant plusieurs mois, les pleurs nocturnes se sont estompés mais ils nous terrorisaient encore, nous avions peur que tout recommence. notre propre sommeil avait été endommagé!

Un an plus tard, nous savons que nous pouvons y arriver avec douceur et parfois avec fermeté car Zebulon a grandi. Mais surtout nous savons que nous pouvons demander de l’aide et que nous ne sommes pas seuls …

Maintenant, moi, la nuit, je fais dodo…! Et vous?

Pour lire ma participation aux Vendredis Intellos c’est par ici …

 

Rendez-vous sur Hellocoton !Mamá Chronique

2 comments on “Moi, la nuit, je fais jamais dodo … #1 Les Vendredis Intellos”

  1. Hello ma chère amie !
    C’est vraiment bien que vous ayez trouvé un écoute attentive et des pistes pour résoudre votre problème, on peut se sentir tellement démuni et impuissant quand on reste seul face à ce genre de problèmes …
    Bisous !

    • Ce billet a été écrit suite à ma participation aux Vendredis Intellectuels. J’ai fait une brève présentation d’un livre « moi la nuit, je fais jamais dodo… » et en écho sur mon blog mon témoignage! Si tu ne connais pas ce site, je t’encourage à faire un tour. Très intéressant. Bisous

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *