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Mon Zebulon, tu rentres de l’école avec une boule d’émotions. Tu ne sais pas quoi en faire. Tu ne sais pas la maîtriser. Toute une journée en collectivité avec des oreilles qui bourdonnent, des oreilles qui hurlent et t’enferment. Comment me dire ce qui ne va pas? Comment verbaliser quelque-chose que tu n’arrives même pas à comprendre. « Mamá je ne sais pas pourquoi ! »

Et tu me frappes. Tu me regardes si intensément et tu lèves les poings. Des poings de colère.

Nous sommes là, tous les 2 dans la salle de bain. Tu me tapes. Tu pousses des cris. Je suis à tes côtés, je continue à te masser, établir un contact coûte que coûte. Ne pas laisser ta colère te kidnapper.

Te câliner encore et encore et murmurer. Nul besoin de crier, tu lis sur mes lèvres.

« Mon Zebulon, ta colère ne partira pas en frappant. Tu n’auras pas moins mal en me tapant. Ton coeur va s’ assombrir. Il va devenir noir alors que je sais qu’il est rouge d’Amour. Je le connais ton coeur, il est beau. Il est bon. »

Tu baisses les poings et tu pleures encore et encore. De longues minutes où je ne cesse de te câliner. Un moment où j’écoute tes pleurs.

Mon Zebulon, le 20 janvier tu retournes à l’hôpital et les oiseaux vont à nouveau gazouiller en toi. Aies confiance.

Dans quelques années, tu reliras notre parcours. J’espère que tu pourras me dire que tu as ressenti tout mon amour et que j’essayais de t’aider au mieux. Tu ne n’étais pas seul à crier.

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4 comments on “Tu frappes ta colère”

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