Mamá je déteste l’école !

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« Je déteste l’école! »
Des jours,  des semaines,  maintenant des mois que nous entendons cette phrase. Comme un mauvais refrain qui nous hante la tête dont on aimerait s’en débarrasser.
Nous avions tout d’abord cru qu’il fallait lui laisser le temps de s’habituer à ce nouvel environnement.  Lui laisser le temps de prendre ses marques. Chacun évolue à son rythme et lui,  visiblement a besoin de plus de temps. La première année de maternelle est un cap important.
Puis tous les soirs,  les mêmes questions « demain il y a école ? Il y a cantine? ». Nous pensions qu’il avait du mal à se repérer dans cette nouvelle organisation. Un calendrier avec les activités de la famille trône à présent dans la cuisine pour que chacun sache comment la journée s’articule.
Et les soirs…  De plus en plus difficiles.  De plus en plus de pleurs, de cris …  Et des « je déteste l’école,  je ne veux plus y aller, c’est trop nul!! »

« Mamá ne me laisse pas à l’école stp. Mamá ne me laisse pas ici!!!!!!! Mamá !!!!! »
Et le chemin de l’école devient terreur,  cris, larmes et angoisses. La vue du bâtiment lui fait lâcher ma main. Courrir loin. Fuir cet endroit. Ne pas aller à l’école.
L’entrée en classe est vecue comme une punition, une obligation dont il est impossible de s’extirper. Des crises d’angoisse qui s’amplifient. Impossible de lui parler, impossible d’établir un contact. La pression est telle que nous nous séparons dans de mauvaises conditions. Avec la boule au ventre, des larmes qui coulent et un sentiment d’impuissance.

Nous avons essayé le jeu, la course « le premier qui arrive à l’école a gagné! ». Des heures de discussion, des exercices de relaxation, des ateliers d’expression, des rdv avec sa maîtresse mais toujours ce rejet de l’école.

Mais que ce passe-t-il à l’école ? « Mamá j’aime ma maîtresse, j’aime mes copains, le travail mais je déteste le bruit. Mamá fait les taire. Je ne veux plus tout ce bruit ! »

Des semaines à attendre la nouvelle pose des diabolos. Des semaines à espérer un meilleur mais au contraire. L’audition est forte, les sons fracassants, les bruits irritants,…. Les oreilles sont agressées. Et il ne s’y habitue pas. Il fuit les groupes, il cherche à maîtriser les sons, son environnement. Il cherche un contrôle sonore que l’école ne lui permet pas, pas encore.

Demain Zebulon va commencer une thérapie pour l’aider à maîtriser le bruit, ses émotions. Trouver les armes pour affronter la collectivité et le volume sonore. Le midi, il ne va plus à la cantine. Le repas du midi se passe à la Casa, au calme. Premier pas…

« Mamá fait les taire. Tu sais Mamá je ne suis pas en colère contre toi quand tu me laisses à l’école. Je sais que tu es triste aussi mais c’est tellement difficile tout ce bruit! »

Couché sur son lit, on l’entend pleurer. Le retour de l’école est un moment intense de décharge émotionnelle. Alors nous accueillons ses pleures, nous lui chuchetons que nous allons parvenir à l’aider et à trouver une solution. Il nous serre fort encore et encore… Et pleure.

« Madame, votre enfant a besoin d’être aidé » oui… Il déteste l’école.

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6 Replies to “Mamá je déteste l’école !”

  1. Mon dieu ça me fend le cœur de lire ça

  2. en espérant que çà l’aidera à aller mieux au plus vite..

  3. comme je suis triste pour vous, ça doit être vraiment dur. Plein de bisous.

  4. Pauvre petit Zébulon… As-tu pensé aux écoles alternatives (Montessori, …) Une des mes amies y a mis son fils, car lui aussi n’aimait pas l’école. Depuis il y va avec le sourire. Je sais que cela peut coûter cher par contre

  5. Tu vois, je n’avais pas vu cet article … en fait, ce qu’il déteste, ce n’est pas l’école, c’est la collectivité …
    Heureusement que je viens de lire ton dernier article sur le sujet, ça me rassure.
    Gros bisous à tous les 4 !

  6. […] « Mamá je déteste l’école ! », une phrase qui hante nos journées et nos nuits à la Casa depuis septembre. Zebulon était en souffrance intérieure et nous devions agir. Des mois à essayer les conseils piochés ici et là. Nous avons mis en place tout ce que l’on pouvait en tant que parents pour l’aider. Mais l’angoisse et la peur étaient plus fortes que nous, plus tenaces que notre amour de parents. Mais surtout, nous ne parvenions pas à apaiser notre petit. Nous étions impuissants. Seul notre radar nous disait qu’il fallait que nous demandions de l’aide, qu’il fallait agir. Nous avons pris alors la décision d’emmener notre enfant chez un psychologue. […]

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