Chaque décision prise vis à vis de ma famille a été mûrement réfléchie. De longues années avant d’entamer les recherches, des heures à imaginer une rencontre, des mois à faire le deuil d’un parent rêvé et faire face à un homme et un femme. Accepter une réalité.
Chaque pas a été fait dans le respect de mes valeurs, de mon humanité. Ne pas jouer avec les sentiments, ne pas faire semblant. Jamais.
Et apprendre à me respecter. Ne pas aller au delà de moi. Ne pas m’infliger ce que je me refuse de faire aux autres. Un long parcours mais tellement salvateur.

Comprendre que je respectais cet homme et cette femme en tant qu’être humain mais pas en tant que père et mère. Mon fil d’Ariane pour pas me perdre dans le dédale des sentiments.

Je ne suis jamais partie sans explication. Toujours droite dans mes bottes, j’ai avancé pour enfin ne plus regarder en arrière, avec sérénité. Quel doux sentiment. Sentiment enfin de sécurité intérieure et de paix.
Plusieurs année a être en paix et en accord avec moi.

Jusqu’à cet appel.
Apprendre des soucis de santé prennent de l’ampleur, apprendre… Et ne pas savoir qu’en faire ….

Durant 4 ans mon père a respecté mon silence et ma volonté de ne plus avoir de contact avec lui. Je savais qu’il me réclamait mais jamais à moi directement.

Je me suis retrouvée face à moi-même, face au poids de mes décisions. Suis-je toujours en accord avec ma décision ? Suis-je toujours en paix avec moi-même ? Le jour où il partira définitivement comment vais-je gérer ma décision? Vivre avec….

Un véritable combat s’est instauré en moi, mettant à mal ma sécurité intérieure, ma patience avec la Casa. Cette impatience face à mon indécision. Pourquoi douter? Pourquoi remettre en cause un équilibre qui avait si bien fonctionné ?

Mettre dans la balance le coeur et la raison. Mon coeur me disait de fuir, que tout ceci n’allait pas être bon pour moi. Et ma raison me lance en plein visage mon incapacité à savoir un homme souffrir et avoir ma petite part de responsabilité. Devrai-je faire pareil ?Dent pour dent? Tu m’as abandonné je devrai faire pareil?

Je ne peux pas.
Alors je suis allée contre moi, contre mon coeur. Je me suis oubliée et je l’ai appelé. Un appel fort heureux pour lui. Mais mon coeur lui est fermé.

Alors au final ne me suis-je pas fourvoyée dans mes valeurs? Ne jamais jouer avec les sentiments ? En pensant faire au mieux pour l’autre, je me perds un peu à nouveau.

Cette satanée culpabilité qui reprend le dessus. Je ne veux pas être une mauvaise personne, une mauvaise fille. Quelle ironie !!!!!!

J’ai encore du chemin à faire…

image parc de Parilly Lyon, poids des décisions

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2 comments on “Le poids des décisions”

  1. J’ai une histoire différente, mais il y a quelques année, j’ai coupé les ponts avec mon père.
    Je dois dire que c’est le genre de fait que je redoute. Qu’on m’apprenne qu’il est malade/mourant. Que devrais-je écouté ma raison ou mon coeur ?
    Etre une mauvaise fille ou continuer à me protéger et protéger ma famille ? Facile comme question, mais quand « culpabilité » s’invite, on en perd la tête.
    N’ait pas de regret, ce genre de situation est compliqué. Respire, continue ta route, tu es plus forte que tu le penses.
    Bon courage <3

  2. Tu as fait ce qu’il fallait. Tu l’as appelé et c’est très bien. On peut dire cela suffit.
    Mon histoire n’est, bien sûr, pas la même chose. Elles sont toutes différentes.
    Je ne peux pas aller voir ma mère car on ne pourra jamais mettre les choses au point. Elle s’est enfermée dans sa maladie et ne reconnait pas les siens. Je me sens bloquée et je ne peux pas en parler sans boule dans la gorge.
    Bonne fin de semaine, bisous MB2

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