La Mamá que je suis

dessin Papa Mama

J’ai toujours attendu d’être un jour maman. Bien au delà d’une réussite professionnelle, sociale.Désir profond, désir fantasmé.
Imaginée d’être aimée d’un homme au point de lui ouvrir ma faille, ma peur intime: vouloir être mère mais avoir peur d’être maman.

J’ai toujours voulu serrer un petit être qui est mien. Lui jurer que je serai toujours là. Lui promettre que je ferai tout pour lui, qu’il grandisse en se sentant important, désiré, aimé. Lui garantir que je l’accompagnerai avec bienveillance. Mais surtout que je ne l’étoufferai pas. Ma peur d’avoir été abandonnée, ne devra pas être une entrave à son bonheur et à son épanouissement.

Je me suis fait un pacte. Un contrat avec moi, un garde fou.

J’ai toujours imaginé la maman que je voudrais être. Attentionnée, calme en toutes circonstances, faisant attention à mes paroles pour ne pas blesser et ne pas décevoir. Angoisse que l’on me retire mon rôle de maman tout comme il a été fait à ma mère tant d’années auparavant. Etre finalement parfaite et en maîtrise totale de tout pour que l’on ne m’abandonne pas. Peur que cette fois ci ce ne sont pas mes parents qui se détournent de moi mais eux … mes petits.

Voilà la maman que je voulais être.

Mais je suis une Mamá. Maman restera finalement un mot inconnu, difficile à dire. Comme ne me correspondant pas. Je me suis approprié la langue de mon mari pour construire ce petit mot, cette relation avec la maternité.

Je suis une Mamá, une lionne, une louve. J’ai toujours un regard sur mes petits mais je les pousse vers l’extérieur, je ne les garde pas que pour moi. Je me bouscule, je me suis faite violence dans un premier temps jusqu’à ce que je prenne confiance en moi, en eux. Oui, ils continueront à m’aimer même s’ils ne sont plus sous mes yeux. Comprendre que l’amour n’est pas une prison mais c’est porte ouverte et ne plus avoir peur.

Je suis douce? Oui. Patiente? Oui mais pas tout le temps. Bienveillante? Oui au maximum mais mon tempérament explosif reprend par moment le dessus. Je crie, je hurle, je râle, je m’agace et agace … et je pleure.
Je me remets sans cesse en question. Je ne quitte jamais de vue mon contrat mais il évolue avec moi, avec eux.

J’ai toujours imaginé être une maman et au final je suis une Mamá. Un concentré d’amour, de douceur, de cris et de questionnement. Je voulais offrir à mes enfants une perfection. Mais c’était tellement illusoire et tellement pas moi. Perfection bien inutile dans une relation vraie.

Je leur offre l’assurance d’être là, en leur tendant les bras dès que nécessaire. Je leur offre mon histoire.
Non je ne suis pas la maman tant fantasmée. Je suis une mère, leur Mamá et c’est eux qui m’apprennent à l’être chaque jour.
On dit que ce sont les enfants qui nous choisissent. Alors je veille à faire honneur à leur choix.

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3 Replies to “La Mamá que je suis”

  1. La mama c est celle qui fait toujours de soleil mieux. Bisous

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