Frère – soeur, une haine remplie d’amour… 

2 personnages playmobil qui se battent
2 enfants,  2 êtres uniques, 2 personnalités, 2 envies…

Par où commencer? Le début par logique. Mais existe-t-il une logique dans une relation? Il y a un début,  un commencement…

Saucisse est devenue grande soeur il y a 5 ans. Un lien très fort les a uni. Un lien même fusionnel. Jamais l’un sans l’autre. Un Zebulon dans l’ombre de sa soeur. Les mains serrées face à la douleur de leurs oreilles. Un courage commun pour les soins Orl, la cure. « On se comprend Mamá ! »

Des heures de jeux, des rires à en perdre haleine, des coquineries à m’en faire perdre mon latin. Un duo de choc. Les deux doigts de la main.

« Mamá je veux être toute seule maintenant dans ma chambre. Je ne veux plus de mon petit frère. »

Ma Saucisse grandit, prend en maturité, en indépendance. On l’écoute et on respecte ce besoin. Hop un week-end plus tard, chacun sa chambre et nous, dans le salon. Zebulon vit cette séparation avec beaucoup de difficultés et de peine. Impossible de trouver une solution. L’un veut dormir avec l’autre et l’autre veut dormir seul ! Nous proposons la semaine séparée et le vendredi soir chambre commune. Saucisse accepte le deal, Zebulon compte les dodos chaque semaine pour atteindre le vendredi !!!

L’équilibre est retrouvé. Zebulon apprend à jouer seul par moment et apprécie son cocon maintenant. De notre côté,  nous proposons régulièrement des moments seuls à partager avec nous. Prendre en compte et valoriser leurs différences.

« Sors de ma Chaaaaaambre !!!, je ne te veux plus là, je veux être seule !!!! »

« Je n’ai jamais voulu d’un petit frère, tu veux tout faire comme moi, je ne veux plus de toi! ».

La Casa tremble.  Crise passagère, cela va se tasser. Saucisse change, elle s’affirme. Elle devient une jeune fille. Chacun doit apprendre à trouver de nouveaux repères pour respecter les besoins de chacun.

Zebulon en larmes, en peine. Son besoin est selon lui d’être avec sa soeur. « C’est ridicule de jouer seul ! » On lui explique qu’il est bon d’avoir des moments à soi, d’apprendre à être seul. Mais rien n’y fait. Il prend cette situation comme un rejet violent.

« Je te déteste »

« Je préférerai que tu sois mort »

« Je vais te tuer »

« Tu n’es qu’un bébé »

« Je voudrais que tu ne sois pas là »

La Casa implose. Sur les portes des pancartes d’interdiction de rentrer apparaissent. Séparation des jeux, à la petite cuillère playmobil près. Le divorce est consommé.

Conseil de famille en urgence. On fixe à nouveau les règles du vivre ensemble à la Casa. Mais c’est comme parler à des murs. Les yeux noirs, les coups de pied sous la table fusent pendant que nous parlons de respect, d’amour, de famille.

Puis Saucisse un matin ne parvient pas à se lever tellement le mal de tête est fort. Impossible de partir à l’école. Plus un bruit dans la maison,  Zebulon est couché auprès d’elle à lui faire un câlin. Des chuchotements, des regards doux… Ils sont là l’un pour l’autre. Plus tard, j’apprends qu’elle l’a défendu la veille à l’école quand il se faisait chahuter par les grands.

Alors ils s’aiment à se détester. Ils se détestent à s’aimer. L’amour fraternel, cet amour que je découvre avec eux. Cet amour fort et violent.

Nos enfants, comme les cinq doigts qui appartiennent à la même main. Mais chaque doigt est différent.

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2 Replies to “Frère – soeur, une haine remplie d’amour… ”

  1. Hello ma chère amie !
    Dur dur parfois la cohabitation entre chien et chat, pardon, entre frère et soeur !
    Ici, c’est moins explosif, heureusement … mais là, avec le déménagement, je demande aux gremlins si dans la nouvelles école ils vont vouloir être dans la même classe ou séparés … « Ensemble » répond la Damoiselle dans un cri du coeur … « Chacun dans sa classe » répond le Merlin avec autant de vigueur … bon, ben, on n’est pas rendu … bien sûr, vu que l’un des deux n’a pas envie d’être avec l’autre, je vais demander à ce qu’ils soient séparés, mais il va falloir consoler la Damoiselle qui se sent un peu abandonnée …
    Gros bisous !

  2. Pas facile entre 2 frère et sœur, mais quand il y en a 3 ou 5, ce n’est pas mieux, lol. Toujours un de côté surtout avec les 3 premiers : 2 filles puis un garçon, la seconde a réglé très vite le problème : il y a une fille, un garçon et un garçon manqué (elle). Elle se sentait de trop entre les 2. Puis 2 autres sœurs à 5 et 10 ans d’écart.
    Et je me souviens quand j’étais petite 3 filles et un garçon, j’étais la plus jeune, juste avant le garçon, pas facile comme place.
    A chaque âge, à chaque famille, ses problèmes qui se résolvent ou pas, hélas ! Mais c’est la vie, Et en fin de compte, les enfants s’aiment et c’est le principal.
    Réponse (très) tardive, j’ai beaucoup de retard dans la lecture de mes mails. Gros bisous MB2

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