Pour ceux qui me suivent sur Facebook , vous connaissez déjà le sujet de ce billet. Pour les autres, je vous explique: dans la morosité de l’hiver et au milieu de ce climat gastroentérite, je voulais bousculer mes neurones et me faire imposer le sujet de mon futur billet. J’ai failli vous parler de la reproduction des mouches myopes, pourquoi le bleu pour les garçons et le rose pour les filles? Et pleins d’autres sujets qui m’inspirent réellement donc peut être qu’un jour ils ressortiront ….

Bref pour en revenir à ce billet, Flo Rence G me propose « Et moi là dedans? ». En le lisant j’ai eu l’image de moi dans une grosse bulle comme un enfant dans le ventre de sa mère. Allez savoir pourquoi? Je me suis dit que pendant neuf mois on se préoccupait de ce qui est dans notre bidon. Lors de me grossesse, je caressais mon ventre en chuchotant: « et toi la dedans ça va? Comment tu vis la dedans? » et maintenant après 2 grossesses je me dis « et toi là dedans? » mais en parlant de moi cette fois-ci!
Je me retrouve dans une bulle familiale dont le placenta qui me nourrit est l’amour et les joies du quotidien mais dans cette bulle, le cordon doit aussi se couper un peu, doucement par moment. Tout tourne autour des petits, un train train bien calibré rythmé par des trajets scolaires, des tâches ménagères diverses, des jeux et des astuces pour occuper les crapouilles. Une vie que j’ai choisie, une parenthèse professionnelle au profit de la vie de famille. Un choix que je regrette pas mais est ce que cela doit automatiquement signifier la fin de mes désirs et de mon individualité?

Je suis maman mais bien avant je suis une femme, une épouse, une amie, une collègue de travail. Ma vie n’a pas débuté à l’arrivée de les enfants, juste ma vie de maman. Alors pourquoi la société considère le parent au foyer comme ayant posé son cerveau au bureau, devenant un robot ménager et à couches. Quelle vision réductrice et dévalorisante! Lors des sorties « mondaines » chacun parle de son job « alors ça va au boulot? Et ta formation sympa? » et hop on est zappé. Sans ménagement on nous considère inapte à toute conversation en dehors de nos enfants! Et ceux qui bossent savent-ils parler d’autres choses que de leur boulot? Difficile? Hein? Faire une parenthèse professionnelle me donne une autre vision des choses, je ressens la volonté d’apprendre à connaître les autres au delà de leur CV!!!
Là dedans … Je veux exister pour moi même. Je ne veux pas me perdre et me laisser engloutir par tout cela. J’essaie de m’accorder des moments pour moi mais le plus difficile est de ne pas culpabiliser. Quand tu débauches tout le monde te dis de faire un break, de laisser les soucis professionnels dehors, alors que quand tu es au foyer il n’est pas évident de laisser tout ça dehors!! Alors je créé ma bulle, mon monde et la création du blog a été un support magnifique. Il n’appartient qu’à moi, et il n’y a aucun droit de regard familial.

Mais là dedans, m’en laisse-t-on la possibilité? Cela prend du temps de s’accorder du temps mais surtout de ne pas culpabiliser de s’en accorder. « Comment ça tu mets ton gosse à la crèche alors que tu ne bosses pas? Tu pourrais quand m^me t’n occuper c’est pour cela que tu ne bosses pas? Tu laisses tes enfants à ton mari pour sortir en copines, quand même! ». La société, l’entourage fait tout pour te culpabiliser. Je me souviens de cette phrase de ma grand-mère le jour de mon mariage « profite ma fille car c’est ton seul jour où tous les yeux sont braqués sur toi et rien que sur toi car dès que tu as des gosses … c’est fini!, tu n’existes plus!! ». Punaise la claque !!! Avec le recul je me rends compte que nous sommes très souvent jugés à travers nos enfants, comment ils sont habillés, coiffés, s’ils sont polis! Et que dire quand ils vous font un caprice montre, à caprice à se rouler par terre et à peser 100 tonnes, à tel point qu’on ne puisse pas les maîtriser. Que dire devant un tel parent?, que dire de cette personne qui nous fait tourner les yeux car au fond de nous on se souvient de la semaine précédente où c’était nous le parent dépassé mais ça il ne faut pas le dire!!!!

Alors moi dedans j’essaie de faire ma place. Ma place de maman se construit chaque jour. Un apprentissage de chaque instant et enrichissant. Moi dans mon rôle d’épouse et bien je vais dire que le temps aide. Le temps nous redonne confiance et aisance. Dans mon rôle d’amie et bien j’ai la chance d’avoir des amies qui me font sentir légère, futile mais aussi très profonde lors de nos discussions intenses. Et moi là dedans mon rôle de collègue? Et bien à dans quelques mois, à dans 2 ans et oui je serai une maman comblée, une femme changée mais j’aurai appris énormément, différemment et ça n’a pas de prix!

Je rends ma copie et biz chez vous!!!

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9 comments on “« Et moi la dedans? »”

  1. c’est tout simplement décrit avec une véritable justesse….simplement mais tellement vrai..j’ai pu avoir le même ressenti lorsque j’étais en CP…mais je ne changerais tout ça pour rien au monde! être présente pour mes enfants est pour moi le plus beau trésor du monde!

  2. Hello ma belle !
    Très intéressant ton article, moi aussi je me pose plein de questions depuis que je suis en congé parental, même si je ne regrette évidemment pas mon choix … mais il y a des jours où je voudrais crier à la face du monde que oui, rester à la maison avec deux enfants, c’est un sacré boulot, sans pause, sans vacances, sans RTT … et sans salaire …
    D’un autre côté, je m’offre et j’offre à mes enfants quelque chose dont j’ai eu la chance de bénéficier petite (ma maman a recommencé à travailler quand j’avais 7 ans), et je me dis que ça n’a pas de prix, pour eux comme pour moi …
    Bisous !

  3. Bonjour, dans votre article , je m y retrouve completement, a part les amies, que je n ais pas et avec qui je n ai pas de dicussions intenses, profondes et sinceres. Magnifiques articles, qui me donne les larmes aux yeux, je ressens les mm choses. Merci de mettre des mots la ou je n arrive pas a exprimer mes sentiments sur un blog ou papier, ou la vie est devenue, couche baby…. Bref magnifique. J ADOOOOOOORE a chaque fois que je vous lis.

  4. Avec ce petit commentaire très intéressant nous allons peut-être enfin faire connaissance en toute franchise.
    Pour te dire que j’ai aimé, mais c’est une vie que tu as choisie différente, lourde à porter,mais quelquefois j’ai l’impression qu’elle te pèse et que tu le regrettes par des reflexions. La vie familiale est la première que nous connaissons, ensuite nous lui accolons selon nos envies une vie professionnelle, pour plusieurs raisons, pour nous exprimer davantage, positiver puisque c’est un mot à la vogue, nous faire connaitre et faire exploser tout ce qu’il y a en nous et permettre également d’en faire profiter ses enfants en leur apprenant d’acquérir d’autres horizons possibles ce qui évite le côté réducteur du cocon familial (qui lui, reste très important bien sûr) et pour des raisons financières. La vie nous apprend au fil du temps qu’elle n’est pas toujours facile mais qu’il y a toujours des chemins à prendre (entendre des choix) plus ou moins difficiles et inconnus. Mais quelle joie d’avoir réussi, et de se dire que je peux y arriver avec ou sans aide. Mais ne pas refuser quand on essaie de vous tendre la main peux-être de manière enfantine et incompréhensible pour certain mais pourtant sincère.
    Avoir une vie professionnelle est tout aussi dure à porter car elle nécessite un partage de soi plus ou moins accepté par l’entourage, et qui fatigue davantage, mais comme je l’ai dit c’est un choix, une certaine liberté de soi, de sentir que l’on existe en tant que personne avec ses capacités à faire autre chose que mettre couches faire le trajet home/école, repas nettoyage,repassage. Se faire connaitre se faire accepter ou non en tant qu’individu avec toute sa panoplie d’idées, conneries, et autres. Chaque personne est différente mais toute a sa personnalité propre qu’il faut essayer de traduire aimer et comprendre. Il est difficile en ce monde de choisir sa vie que l’on voudrait différente car si loin de nos désirs personnels. A chacun de se créer son petit jardin secret et de s’y réfugier à tout moment pour se lilbérer de ses émotions intenses et devenues insupportables, inconnues ou incompréhensibles pour l’entourage losque celle-ci vous étouffent.
    Tout ce badinage pour dire que tu n’es pas la seule et qu’il y en a des millions sur terre à ce jour, hommes ou femmes qui se posent les mêmes questions.

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