Quelque soit le domaine, je reste convaincue qu’il faut avoir foi en ses convictions. J’essaie de garder une ligne de conduite, de ne pas perdre de vue ce qui me semble juste. Cette conviction s’acquière à chacun de mes échanges, de mes expériences, mes rencontres. Bien que j’essaie d’être toujours à l’écoute de l’autre, de son avis, pour avoir le moins d’oeillères possible, il n’empêche que certaines de me convictions restent ancrées et je tiens à le défendre.

J’essaie de baser l’éducation de mes petits sur l’écoute, la compréhension que certain appelleront de marchandage !!! Je veux comprendre ! Toutefois je veille à certaines valeurs qui me sont chères. Notamment le respect, la bienveillance. Le respect de soi avant tout mais aussi le respect des autres, de la vie en société et de l’autorité. Bref tout cela pour dire que mes petits vivent en groupe, qu’ils ne peuvent pas vivre qu’en écoutant leurs propres désirs et que cela passe par l’apprentissage de la vie en collectivité, de ses bienfaits mais aussi de ses contraintes.

De bien belles intentions vous me direz! Difficiles à appliquer au quotidien surtout quand la fatigue nous tient ! D’autant plus difficile lorsque nous chères têtes blondes se transforment en monstres hurlants, mordants, griffants !!!! Une valse de « Non » plus ou moins hurlée! Du lever au coucher, ce « non » résonne de manière incessante ! Fatigant, usant mais un passage tellement nécessaire. La plupart du temps ce « non » accompagné de gros yeux mécontents suffisent (oui oui je sais super bien faire même qu’à chaque fois ça fait rire le ChefChronique!). Mais parfois …. non …

Parfois nos anges se transforment tels de loups garous un soir de pleine lune. Des êtres dotés d’un pouvoir de bêtises puissance max, d’une colère insoupçonnée et d’une ténacité hors paire. En quelques secondes notre capital patience explose, notre couleur d’origine vire au rouge cramoisi et nos yeux sont exorbités (oui toi qui me lis tu sais de quoi je parle). On se demande même où est passé ce doux poupon, se petit bébé fraichement né? Comment un tel être a-t-il peut être dans notre ventre??? Bref on implose !!!!

Une autre de mes convictions fortement ancrée, est que je ne veux pas lever la main sur mes petits. Dire que je n’ai jamais mis une tape serait mentir mais quel sentiment atroce j’ai ressenti!!!! Mon geste m’a fait horreur et la réaction que cela a entraînée! La violence est montée crescendo, un rire sadique a éclaté et puis le regard qui dit « même pas mal! » a été échangé. Voilà de quoi me refroidir et me dire que tout ceci ne rime à rien et que je fais bien de rester sur mes convictions! Je devais apprendre à contenir ma propre colère, ma colère d’adulte.

Cet après midi mon Zébulon s’est transformé!! Oui oui une vraie terreur au point que le piquet n’a eu aucun effet, idem pour les remontrances et les gros yeux méchants (oui oui encore eux!!)
La colère m’est montée au plus haut point. Mon caractère colérique est sorti direct et j’ai ressenti une envie de l’emplâtrer!! Oui je l’avoue …. Et puis ma voix interne me rappelait sans cesse la nécessité de maintenir une réelle autorité mais une autorité non violente. Grrrrrr bouh que c’est dur lorsqu’ils nous poussent à bout!!!!! Voyant la situation bloquée et ne voulant pas perdre pied face à mon « 16 mois », j’ai mis Zébulon dans la chambre, j’ai fermé la porte derrière moi et j’ai expliqué à mon bonhomme que sa colère et ma colère devenaient ingérables. Que tant qu’il ne serait pas calmé, il pourrait taper sur la porte mais je le laisserai ainsi. Je peux paraître ignoble mais ma colère était telle qu’un éloignement était indispensable. Pendant ces instants mon cœur battait la chamade et mes mains tremblaient. Ai-je pris la meilleure solution? Pourquoi je n’arrivais pas a bout de ces colères? Quelqu’un avait-t-il une autre idée, une solution? (merci mes copines Facebook!!). Quelques minutes ont suffi pour que le calme apparaisse, je l’ai couché à la sieste avec des mots doux mais en lui disant que je faisais ce qui me semblait être le mieux pour lui. « je suis ta maman mon Zébulon et c’est ainsi! ». 2h plus tard, mon ange s’est levé m’offrant un « oh maman » accompagné d’un câlin de titan!!!!

Cette expérience m’a conforté dans mes convictions. Évidemment c’est un travail sur soi permanent et puis il faut sans cesse rechercher des alternatives. Saucisse avait bien une peluche sur qui elle pouvait faire passer sa colère et sa frustration! Pas la peine de contacter l’association des peluches maltraitées!!!!

J’ai foi en cette conviction que l’autorité et le respect ne s’acquiert que si nous même nous respectons nos enfants. Je ne suis pas sûre que si notre patron nous mettait une claque ou fessée (pas de fantasme!! Hein?) nous l’écouterions mieux et que nous les respecterions tant qu’Homme ….

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5 comments on “Avoir foi en ses convictions”

  1. Je t’admire pour ta persévérance, parce que je pense aussi que la violence n’est pas une solution, mais que les gremlins se prennent quand même des tapes sur les fesses !
    Bisous ma chère amie !

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